Nouvellement paru sur le site

›››  Bulletin VLC n° 104 … lire en page documentation.

›››  Si nous parlions de nous… lire en page « Actualités » le point que fait le CCSC sur son histoire, ses projets ; un appel à la participation des lecteurs de VLC.

›››  La préoccupation du chômage et des précarités qu’il engendre, souci majeur des français, qui devance la question sécuritaire et la question migratoire : Lire la « Note sur le chômage » du CCSC – ses constats, convictions et propositions.

›››  En page « Documentation »  VLC n° 103

›››  « Quand la parole des pauvres fait autorité ». Un article d’Etienne Grieu, paru dans la revue Projets. Avec la dynamique « Diaconia » une partie de l’Eglise catholique a voulu redonner aux plus petits et aux plus fragiles une place et les écouter, car sans eux, l’Eglise n’est plus elle-même. Cette démarche interroge : qui est autorisé à participer au débat public.  Lire

›››  En page « Documentation » le VLC n° 100, mai 2015. Avec une interview exclusive de Louis Gallois, un article d’Elena Lasida, l’hommage de Gérard Marle à Pedro Meca, et deux autres articles de François Soulage et Bernard Ginisty.

›››  Hommage à Pedro Meca

« Je suis un homme heureux

mais pas du tout content. »

AG CCSC 10 mai 2012Voilà comme tu t’es présenté, ce soir-là.

Pedro, l’ami, le frère prêcheur,
Tu as pris le train pour l’envers du décor.
C’était une journée d’hiver,
Cette saison qui fait si mal
Aux gens de la rue,
À celles et ceux qui « dorment » dans la rue,
Aux marges du monde.
Tu as connu la misère,
Elle ne t’a jamais quitté
Puisque tu la recevais
La nuit, à la Moquette.

Enfant, on t’a offert l’exil, la survie,
Et même quelques jours de prison
« Une erreur sur la personne ».
Un comble
Pour celui qui en avait pris des dizaines d’années
Dans l’Espagne de Franco.
Mais ça te ressemblerait tout à fait,
Tu prends pour les autres,
Ça arrive un jour
À tous les engagés du monde.

Militants ? un mot trop proche de l’autre mot,
Militaire.
Tu disais : « Je suis là pour prendre le temps d’être là,
Sans savoir ce qui peut venir »
Sans idée préconçue,
Sans idée arrêtée.

Les pauvres, c’est chacun son chemin,
On n’est pas pauvre en série.
Tu as appris cela de l’Evangile,
Disons-le, de Jésus,
Du Galiléen,
De celui dont tu parlais une dernière foisAG CCSC 10 mai 2012
La nuit de Noël
Aux blessés de la rue, du chômage,
De l’enfance qui n’a pas existé.
Je garde de toi ce court passage :
« Donner et recevoir est le propre de Dieu,
Dieu est don, il se donne,
Dieu est accueil : il se reçoit,
Dieu n’a rien, ne garde rien,
Ne retient rien pour lui
Puisqu’il ne possède rien.
Quelle meilleure image de Dieu
Que la faiblesse d’un nouveau-né » .
Dieu est don, et comme il n’a rien, il ne peut donner que lui-même
Totalement,
Sans aucune retenue.

Merci, l’ami.

Gérard Marle

 

›››  A lire en page « Documentation » le VLC n° 99, février 2015.

›››  A lire en page « Actualités » l’éditorial du VLC n° 99 : « La confiance retrouvée ? » de Gérard Marle, suite aux rassemblements du 11 janvier.

›››  A lire en page « Spiritualité » un article de Jean-Pierre Pascual, président du CCSC : « Pour mettre en acte(s) l’exhoration du pape François, La joie de l’Evangile ».

›››  A lire en page « Documentation » notre dernier bulletin « Vaincre le Chômage et la précarité » – n° 98 – octobre 2014

›››  A lire en page « Documentation » / Revue de presse un article de Zenith : le pape François explique que « l’urgence du monde de l’économie, c’est de replacer l’homme au centre ».

›››  « Pourquoi l’économie française a du mal à redémarrer » : un article du journal La Croix du 24 juin (à la page « Documentation / Revue de presse »). Dans sa note de conjoncture publiée le mardi 24 juin, l’Insee réaffirme que la reprise française reste encore modeste. Pour expliquer cette situation, les experts de Bercy ont identifié quatre freins à l’activité. Lire.

›››   « Réinventer le travail – Déclaration commune » : ce texte mis à votre disposition est encore en discussion aux Semaines Sociales de France. Vous pouvez vous-mêmes réagir sur ce blog.

›››   Avril 2014 – 

  1. Courrier du collectif ALERTE au Président de la République pour une sanctuarisation du plan de lutte contre la pauvreté : lire
  2. Communiqué de presse de l’UNIOPSS à la suite du discours de politique générale du Premier Ministre : « Politique du nouveau Gouvernement : et les pauvres ? »
  3. Lettre du collectif ALERTE au Premier Ministre sur la mise en oeuvre du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté : lire

›››   Texte que vient de publier le Conseil national pour la solidarité : Au cœur de la solidarité, la joie de l’Evangile.

›››   Vous trouverez un intérêt à ce tableau paru dans La Croix du 17 janvier 2014. (Cliquer sur l’image pour la voir en taille réelle).

regles_indemnisation_chomage_jan2014

Repères :

Le montant de l’indemnisation : en moyenne, les allocataires indemnisés touchent 72 % du salaire net antérieur. Le montant moyen de l’allocation mensuelle en décembre 2012 était  de 1 108 € brut, et 50 % des demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance-chômage percevaient moins de 1 020 €. Seuls 0,06 % des allocataires perçoivent l’allocation maximum, soit 6 959 € brut par mois.

La durée de l’indemnisation : en 2012, la durée moyenne d’indemnisation est de dix mois. 76 % des demandeurs d’emploi indemnisés le sont depuis moins d’un an. En moyenne, les demandeurs d’emploi ne consomment que 61 % de la durée d’indemnisation à laquelle ils ont droit.

D’après La Croix du vendredi 17 janvier 2014

Vous pourrez aussi vous référer à la page 2 du bulletin « Vaincre le chômage – n° 95 ».

›››   « Où va le travail ? » 

chantiers« Dans quinze jours, je serai dehors. Mon contrat se termine. Il était nominatif, cela veut dire que si la personne revient à l’entreprise pour un autre poste, je suis viré quand même. A mon âge, je suis bon pour les remplacements d’été, et quelques contrats au cours de l’année ; ils ne dépassent pas un mois en général. Je sais bien que je ne suis pas le seul. Pour moi, j’ai cinquante trois ans, et cela dure depuis plus de quatre ans, cette succession de petits contrats. »  En ajoutant aux 500 000 intérimaires les 4,5 millions de salariés à temps partiel, le plus souvent contre leur volonté et représentant 18% des emplois, c’est près d’un salarié sur cinq qui se trouve dans une forme de précarité ; ces chiffres ne cessent de croître…  Lire la suite en page « Actualités »

›››   La parole niée, ou l’improbable auto-organisation des chômeurs

ProjetEtat des lieux.« Même les bébés phoques se sont fait entendre.» On doit en convenir, même si cette voix  a pris de l’âge, même ténu, l’écho demeure. Qui par contre se souvient de cette voix forte, un brin décalée -elle fleurait les grandes voix ouvrières du début du vingtième siècle –  qui a mis au milieu des années 1980  les chômeurs au centre du débat social ? Voix éteinte désormais et jamais remplacée. Aujourd’hui, qui perçoit leur voix ? Lire en page Actualités.

 

›››   Témoignage : Michel a « retrouvé la joie de vivre ».

Article de La Croix, en page « Les chômeurs / Témoignages »

Comité Chrétien de Solidarité

avec les Chômeurs et les précaires  

 Bienvenue sur le site du CCSC.

 Il devrait permettre à chacun de réagir. Il offre déjà quelques documents, des textes suffisants pour animer un temps de réflexion ou de célébration. En trois clics, vous trouverez ce que nous considérons comme des éléments utiles, les textes « élémentaires ». Pour une étude plus élaborée ou de plus grandes précisions, il suffit de cliquer sur le lien indiqué.

logo_site

Vous trouverez  assez vite quelques informations plus pratiques si vous êtes au chômage, comme un guide élémentaire pour faire les premières démarches, et puis quelques adresses d’associations, et une rubrique pratique (comment se détendre sans y laisser tout son argent) ; sur ce blog aussi, vous saurez faire part de vos réactions, de votre situation ou d’événements significatifs à vos yeux.

C’est la seule question du chômage et de la précarité qui sera le fil rouge de ce blog. Lorsque l’on regarde des synthèses diocésaines sur la démarche Diaconia, le chômage n’apparait pas comme tête de chapitre – ce sont les questions relatives à l’immigration, à la santé, à l’éducation, à la prison, au logement, à la présence des Roms… qui figurent en tête de l’affiche ; le chômage apparait, certes, mais il est présenté parfois comme une situation devenue banale  puisque « tout le monde la connaît ». Nous voulons garder ici comme préoccupation centrale le chômage et la précarité, celles et ceux qui sont au chômage ou dans des emplois précaires. Les sondages ne présentent-ils pas le chômage comme la première préoccupation des Français, et peut-être des Européens ?


Fils de la Charité

En d’autres temps le CCSC avait souhaité formuler des propositions pour gagner contre le chômage. C’était avant les présidentielles de 2002. Grâce à un travail considérable auprès d’un certain nombre de mouvements et services d’Eglise, 700 chrétiens de toutes confessions s’étaient retrouvés pour choisir parmi un panel 4 propositions à soumettre aux candidats. Pour constater ensuite que nous n’avions pas travaillé en vain. Mais aujourd’hui, nous n’ajouterons pas d’éventuelles propositions aux 32 propositions du Pacte civique, aux 34 propositions formulées par la Cimade, aux 7 exigences des mouvements de chômeurs, aux 13 têtes de chapitre énoncées par la conférence des évêques de France, pour ne parler que de ces instances. Par contre, nous avons à entendre toutes ces voix qui ne se résolvent pas à l’impuissance. Le temps est venu de mesurer les défis jusque dans leur profondeur humaine et prendre en compte les premières suggestions que formulent nombre d’acteurs qui n’ont attendu personne, qui essayent des réponses sur ces lignes de fractures. Retrouvons le chemin de la relation d’égal à égal, de la considération, de l’écoute longue qu’une société de zapping anesthésie. Le 10 décembre prochain, nous écouterons ce que les uns et les autres proposent face au cancer du chômage et de la précarité, nous affinerons ensemble notre jugement. Ne faut-il pas le faire avant d’aller voter ? Par ailleurs, le CCSC s’investit dans une démarche collective, celle inaugurée par l’Eglise de France, pilotée par François Soulage (qui fut président du CCSC) et que l’on appelle Diaconia. Il ne juge pas utile d’initier un autre lieu. Par contre, dans cette démarche qui rassemble des dizaines de mouvements ou services et personnes engagées dans diverses associations, le CCSC veut être cette voix qui porte la  question du chômage et de l’emploi dans toute sa dimension sociale, sociétale, politique et spirituelle. C’est là une question spécifique, insoluble depuis 30 ans, trop complexe, qui n’a pas à être noyée dans les questions du logement, des migrations, de l’éducation, de la famille, de la culture ou de l’environnement, etc. A nous d’y veiller. On peut lire que les pays européens qui ont le moins de chômage sont ceux qui ont accordé le plus grand intérêt aux associations de chômeurs. Une telle analyse demande sans doute confirmation. Mais il est une chose incontestable : parmi les 4 revendications qui furent celles du syndicat des chômeurs naissant, en 1984 – et c’est en partie pour les soutenir et  les promouvoir que le CCSC est né, la seule qui continue de faire le plus de difficulté est précisément la possibilité pour les chômeurs de s’organiser. Ce sont encore les autres qui décident à leur place, qui parlent à leur place et qui n’en veulent pas changer. Si la démocratie est débat, n’y a-t-il pas là un déni de démocratie ? Il peut être opportun de vérifier lesquels des candidats sont disposés à réintégrer dans le débat public ceux dont on parle et qui ne parlent pas parce qu’on ne veut pas qu’ils parlent.

Gérard MARLE – Edito VLC n°87, octobre 2011

25 commentaires pour

  1. Bernard de Saint Ours dit :

    Ne pourrait-t-on pas soutenir le CCSC par Internet ?
    Bernard

    • ccscfrance dit :

      Bonjour,

      Nous avons bien reçu votre demande. Pour l’instant, le CCSC ne peut pas recevoir de don par Internet ; cette question n’a jamais été soulevée, mais nous l’évoquerons lors de notre prochaine rencontre de travail.

      Merci de votre intérêt pour le CCSC.

      Cordialement.
      pour le secrétariat du bureau, Marie-Christine

  2. Lebouteux dit :

    J’ai cherché le blog que VLC n° 104 m’invite à contacter, peut-être y suis-je… Alors juste un mot à propos du 2ème graphique de la page 2 (évolution des embauches dans les entreprises françaises selon les types de contrat). Votre commentaire (la croissance continue des cdd de moins d’un mois montre bien que ce n’est pas notre droit du travail qui entrave l’emploi) ne confond-il pas la cause avec le résultat ? Autrement dit, n’est-ce pas la difficulté de licencier qui génère cette envolée des cdd de plus en plus précaires ?

  3. Jessica C. dit :

    La prière est essentielle.

    Parler directement au Seigneur Jésus et s’attendre à des réponses positives appelées miracles.
    Le Premier Travail est la Prière de chaque Jour,
    vient la validation de Dieu et de celui ou de celle qui prie,

    Le regard des autres est ce que l’on fait pour être vu des autres,
    Dieu sait que Jesus, les vrai Chrétiens, les enfants prient
    Priez, persévérez chaque jour,

    Bonne journée

  4. Daniel dit :

    Bonjour
    J ai vu sur http://www.creditpauvre.com qu on peut obtenir un pret meme avec un revenu precaire.
    Daniel

  5. José DHERS dit :

    Chrétiens en Forum
    Pourquoi et comment les chrétiens
    s’engagent-ils aujourd’hui en politique ?
    débat entre
    Dominique POTIER, député de Meurthe-et-Moselle
    et
    Xavier BRETON, député de l’Ain
    Débat animé par Isabelle de GAULMYN, rédactrice en chef adjointe à La Croix
    jeudi 9 juin 2016 – 19h00 / 21h00
    Salle Notre-Dame, A.Q.N.D.C., 92 bis boulevard du Montparnasse 75014 PARIS.
    Métro : Notre-Dame-des-Champs ou Montparnasse-Bienvenuë
    Entrée libre, libre participation aux frais. Un apéritif clôturera la soirée.
    Renseignements: http://www.forum.cef.frcontact@forum.cef.fr – tél : 01 43 31 74 74

  6. José DHERS dit :

    « La Loi du marché »
    Présenté au festival de C a n n e s. Dans ce film de Stéphane Brizé, Vincent Lindon, seul acteur professionnel et coproducteur, offre une prestation étonnante de la situation d’un chômeur de 51ans qui vit celle-ci depuis 20 mois.
    Ayant pour ma part vécu une situation similaire au même âge, deux mois après avoir adhéré au
    CCSC! Je suis particulièrement sensible à cette situation. Par contre la comparaison s’arrête là ; il va de déceptions en humiliations et accepte alors un emploi de vigile dans un hypermarché. Il vit alors la cruauté de la vie dont il devient auteur aux dépens d’une caissière, d’un retraité… mais c’est à une analyse des postures des divers acteurs de la vie que se livre le réalisateur qui croque non seulement « l’offreur de service » et celui qui en bénéficie, mais aussi l’agent de Pôle emploi, le recruteur, la banquière etc.
    C’est filmé comme un documentaire, cela pourrait-être une catastrophe, mais le doigté du cinéaste Stéphane Brizé donne à voir dans chaque scène une vérité et une empathie que nous ne pouvons que partager.
    Un regard actuel assez rare sur le chômage que le grand public peut ainsi partager.
    José Dhers, le 17 mai 2015
    Vincent Lindon reçut le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes. Et depuis ce week-end celui des Césars. Raison de plus pour voir le film qui va donc certainement ressortir en salle.
    J.D. 28-02-2016 jdhers@wanadoo.fr

  7. CHARLOT dit :

    Je lis dans votre N° 102 en page 7 : un titre : « les religions comme source d’Espérance et un texte : » la croissance..est incompatible avec la sauvegarde de notre niche écologique. Le tire est sans doute celui d’un autre texte que j’aurais aimé lire. La page suivante en remet une couche sous le titre pour une intelligence écologique…
    Je sais bien que le chômage est une affaire d’écologie humaine. mais ne nous payons pas trop de mots et ne dérivons pas du mal social au dégat écologique planétaire. C’est une fuite intellectuelle surtout quand le mal qui nous ronge n’a pas encore trouvé de remède, pas plus dans l’écologie, que dans le socialisme, ni d’ailleurs que dans la doctrine sociale de l’Eglise. Elle devrait être à l’avant garde de ce combat, mais on ne l’entend guère et pas du tout dans votre N° de février.

    • ccscfrance dit :

      Nous vous remercions de votre réaction.
      En page 7, le titre « Les religions comme source d’espérance » est l’intitulé de l’intervention de Bernard Perret aux Semaines sociales de France dont vous avez là un court extrait.
      Nous mettrons prochainement l’ensemble du texte sur le site.
      Chômage, croissance, écologie. On peut ne pas tout mélanger. Ce qui nous a paru intéressant dans son texte, c’est sa lucidité sur une croissance à bout de souffle (lorsqu’elle existe elle profite d’abord aux plus riches – même aux très riches). Si nous en croyons Gaël Giraud et Cécile Renouard dans leur livre « Le facteur 12 » il y a trop de richesses qui ne servent qu’à la spéculation. Et donc sans aucune retombée. Croissance certes, mais quelle croissance ? Par où nous retrouvons les questions qui ont trait à l’écologie.
      Il est sûr que la pensée sociale de l’Eglise peut paraître assez décalée, sauf dans ses grands principes. Ces derniers nous permettent encore de regarder la réalité d’une certaine manière. On ne peut cependant pas oublier le texte phare du pape François « Loué sois-tu ». Ce n’est qu’un texte, il a rencontré un écho intéressé dans tous les milieux ; comme tous les textes de l’Eglise il provient de pratiques concrètes de chrétiens qui sont très souvent ignorées. Ces textes ne sont pas pure abstraction. En même temps ce sont des textes ouvertes. D’autres pages attendent d’être écrites.
      Gérard Marle

      • robermoniq@orange.fr dit :

        QUI donc écoute ou/et lit …Gaël et Cécile ???

        C’est VRAIMENT « ça » la question donc LE PROBLEME./

        MR.MR.

  8. José Dhers dit :

    En complément du « commentaire » précédent » http://www.revue-projet.com/

  9. José Dhers dit :

    l’ Interview de José Dhers fait par Bertrand Cassaigne le 18 avril 2015 est partiellement paru dans la Revue PROJET N° 346 qui sort le 1ere juin… le CCSC, ALERTE y sont évoqués même si le sujet est le « Pouvoir d’agir »

    José Dhers est membre du collectif d’animation Pouvoir d’agir.

    « Réparer ou reconstruire ? » Quel est votre constat ?
    José Dhers – Le paradoxe est que toute l’action sociale est organisée en « tuyaux d’orgue » (la famille, la jeunesse, le chômage, etc.) et le rôle des travailleurs sociaux, à partir de cette approche verticale, est bien d’ouvrir une dimension horizontale, pour reconstituer la personne, le groupe, la communauté. Faire en sorte qu’ils ne soient pas tronçonnés. Aujourd’hui, le constat est loin d’une construction : on fait du rattrapage.
    Sans doute, affiche-t-on la volonté que les personnes en difficulté puissent elles-mêmes renouer des liens de solidarité malmenés, mais la pénurie financière conduit à instrumentaliser cette idée. Il ne faut pas être trop dupe du fourmillement de mesures et d’initiatives pour que tous soient acteurs de réponses nouvelles. Il traduit certes une mobilisation – de la part de professionnels mais surtout de citoyens –, mais il répond aussi à une sorte d’injonction à la participation. Ainsi, la dernière loi sur la politique de la ville institue des « comités citoyens », mais c’est une pâle copie des « Tables de quartier » de discussions, telles qu’elles existent au Québec. La reconnaissance des habitants, des locataires, comme participants eux-mêmes, prioritairement, à leur devenir n’est pas la préoccupation du législateur. Il en est de même pour les plans locaux d’aménagement, pour les rapports entre bailleurs sociaux et locataires, voire pour les centres sociaux dans les quartiers : l’aide de la Caf [caisse d’allocations familiales] leur est accordée « à condition » que les usagers participent. Ce qui est l’essence même du travail social est devenu une condition de financement. Pour autant, les initiatives pour construire un vivre ensemble sont là : dans les centres sociaux, qui sont un bon exemple, elles expriment la conviction que les usagers, les habitants, sont les co-décideurs des projets pour leur quartier.
    L’action sociale articule trois dimensions : celle interindividuelle, qui inclut souvent une aide professionnelle, celle du groupe dans lequel se vit une entraide (la famille, les participants à une même activité), celle de la « communauté », qui se vit sur un territoire plus ou moins grand. On risque d’assister aujourd’hui à une dichotomie, où domine la relation individuelle. Elle se traduit au mieux par un soutien psychologique, le plus souvent par une réponse purement administrative. La possibilité est affichée de voir les citoyens se prendre en charge, individuellement, en groupe, sur un territoire, mais elle demeure souvent bien formelle. La loi prévoit ainsi qu’il y ait, dans les établissements, des « conseils de vie sociale », où sont présentes des personnes accueillies. S’agit-il toujours de vraies instances de participation ?
    Dans les institutions sociales, comme dans les villes et les quartiers, il s’agit de reconnaître que les gens ne sont pas seulement des usagers, voire des « cas sociaux », mais des citoyens. Le collectif « Pas sans nous », regroupant des associations de terrain, s’est organisé en 2014 pour revendiquer une capacité de proposition et d’action lors de l’élaboration de la loi sur la politique de la ville.
    La démocratie ne se réduit pas à la démocratie représentative. Celle-ci est essentielle pour traduire dans le droit les avancées d’un vivre ensemble, mais on en voit les limites quand montent l’abstention ou le vote protestataire. La démocratie participative offre la possibilité de mieux prendre en compte l’avis de ceux qui sont objets des politiques pour les faire devenir sujets. Mais il existe aussi une démocratie d’interpellation, celle que visent des initiatives comme « Pas sans nous ». Elles expriment le désir de citoyens non plus seulement d’analyser les politiques publiques mais d’y contribuer, en promouvant un lobbying afin de renouveler les réponses aux questions sociales.
    Et cette interpellation n’a de sens qu’adossée à la quatrième dimension, fondamentale, de la démocratie : celle du vivre ensemble, qui correspond au sens politique du social. Il y a quelques années, à la suite d’un article de Claude Dilain, alors maire de Clichy-sous-Bois, plusieurs réseaux (dont ATD-Quart Monde, l’Inter-réseaux des professionnels
    du développement social urbain, la Fédération des centres sociaux, etc.) se sont rassemblés pour engager une réflexion commune sur la question sociale dans les banlieues. Forts de la conviction qu’« on ne fait pas le bonheur des gens sans eux », ils savent que la participation n’est pas à octroyer, qu’elle est l’essence même du vivre ensemble de tous les citoyens, qu’ils soient ou non en difficulté. C’est ainsi qu’est né le collectif « Pouvoir d’agir ». Son souci constant est de mieux connaître et de soutenir les moments et les lieux où la citoyenneté est vécue, pour qu’elle soit davantage force d’interpellation. De multiples initiatives, avec les jeunes, les familles, les chômeurs ou des personnes en institutions demandent à être reconnues pour ce qu’elles inventent.
    Ne facilitent-elles pas aussi un retrait de l’État, heureux qu’elles soient un facteur de paix sociale ?
    Il ne faut pas se leurrer. Les pouvoirs publics comptent bien que cela leur reviendra moins cher. Il y a un aspect pervers dans cette attente de voir les gens se responsabiliser. Mais l’enjeu est bien d’en revenir au cœur du travail social et non pas d’instrumentaliser les gens.
    Dans les établissements, les conseils de vie sociale témoignent-ils d’une véritable participation ? Ils accueillent deux ou trois personnes, mais choisies comment ? L’association « Dignité » a été créée par des personnes issues de la rue et des membres des conseils pour présenter des listes de candidats (comme cela est possible pour les salariés dans les entreprises, pour les locataires de HLM). Elle est ainsi entrée au conseil d’administration de la Fnars [Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale]. Pouvoir d’agir travaille avec eux : quand on est hébergé, quand on vient de la rue, la possibilité de prendre la parole demande à être soutenue. Une rencontre interrégionale de conseils représentatifs des personnes accueillies s’est réunie pour exiger que le budget qui leur est affecté corresponde à leur rôle en extension.
    Le droit social s’est construit à partir de luttes, c’est non seulement un droit accordé pour telle ou telle cible, mais un droit pour tous. Voyez-vous des lieux où la démocratie d’interpellation a encore cet effet ?
    Le réseau « Alerte » regroupe près de quarante associations ou organismes, avec de grandes institutions comme l’Uniopss [Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux], la Fnars, Emmaüs, l’Armée du salut, mais aussi de modestes associations comme le Comité chrétien de solidarité avec les chômeurs. Il manifeste l’importance d’une réflexion partagée. Il a surtout permis de faire pression sur le gouvernement dans la préparation du plan de lutte contre la pauvreté. Le réseau a pesé pour la refonte du RSA [revenu de solidarité active] et pour éviter la dispersion des prestations, où se perdent les ayants droit. Il a lancé un groupe de travail avec les partenaires sociaux (syndicats et employeurs), qui ne connaissaient jusqu’ici comme tiers que l’État et ignoraient complètement les autres acteurs.
    Dans un autre domaine, Pouvoir d’agir a constitué un groupe de pression (où se retrouvent aussi bien l’IRDSU qu’ATD) à partir d’une recherche-action menée depuis cinq ans : « En associant les parents, tous les enfants peuvent réussir ». Une rencontre, le 11 avril, a été l’occasion de faire remonter les initiatives engagées sur une vingtaine de territoires et d’interpeller la ministre de l’Éducation nationale. Elle entend expliquer comment elle prend en compte cette démarche et comment faire en sorte que les parents, même les plus « éloignés » de l’école, même analphabètes, puissent entrer dans les établissements. Il s’agit toujours de construire la citoyenneté à partir de lieux concrets.
    On pourrait citer bien d’autres collectifs, comme celui des associations citoyennes. Des groupes se retrouvent, avec des professionnels issus de fondations ou d’institutions, qui aident des locataires, des femmes de ménage en entreprises, etc., à révéler leurs propres luttes pour mieux s’entraider.
    Face au chômage, alors que la société semble en avoir pris son parti, des associations essaient de réagir, mais c’est souvent « au ras des pâquerettes ». Solidarité nouvelle face au chômage a certes touché quelque 20 000 personnes, mais bien d’autres sont facilement instrumentalisées : on leur demande surtout de « faire du résultat » ! Certaines pourtant, comme ATD-Quart Monde, ont l’ambition de proposer d’autres réponses : ainsi l’initiative « Territoires zéro chômeurs de longue durée » . Il s’agit, sur un territoire, de se donner les moyens pour que des acteurs locaux rapprochent l’offre et la demande de travail et pour repenser la formation en ce sens. Les chômeurs sont aussi des citoyens. Un lobbying se poursuit avec eux pour que soient prises en compte les possibilités qui existent sur le terrain.
    Depuis quelques années, des réseaux se forment qui manifestent un souci nouveau. Non seulement pour révéler la situation des personnes en difficulté, mais pour peser sur les pouvoirs publics, afin que le social ne soit pas que réparation. Mais il est vrai que tant que les politiques (et la formation des travailleurs sociaux) ne lanceront pas des ponts entre l’action sociale et l’empowerment territorial, cette construction restera incertaine.
    Propos recueillis par Bertrand Cassaigne

  10. DHERS dit :

    On peut aussi réecouter l’emission sur : http://podcast.rcf.fr/emission/413600/595901
    Fraternellement

  11. DHERS dit :

    J’ai trouvé comment réecouter l’émission du Forum Lutte contre le Chômage de Diaconia :
    http://radionotredame.net/emission/forum-diaconia-2013/10-05-2013/

  12. DHERS dit :

    la Brochure que nous avions co construite ALERTE/Partenaires Sociaux: » Vers l’Emploi, mais pas tout seul » : http://asp-indus.secure-zone.net/v2/index.jsp?id=998/1156/1312&lng=fr

  13. ROBERTPLANTES dit :

    Bienvenue à ce site! En solidarité renouvelée avec chacun, chacune.MR.MR.

    • ccscfrance dit :

      De retour du rassemblement Diaconia à Lourdes, merci pour l’attention que vous portez à notre association.

      • ROBERTPLANTES dit :

        C’était « chouett » aussi de se retrouver à la chapelle St.Bernard+++Sororellement, MR.MR….

  14. Merci pour ce nouveau blog.
    Bonne route.
    Florence Sanyas

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